
nos bassins de marée creux
se jettent et se rejettent entre
stagnants et violents,
fixés comme une horlage.
Et comme, je ne sais comment, les peuples de l’antiquité savaient
que la mer est amoreuse de la lune,
je sais que je suis amoreuse du désastre.
Il n’y a pas d’autres moyennes d’expliquer
pourquoi les rires se sont cédés
au son de mon corps heurtant contre le tapis
hurlant et pleurant et attrapant des cheveux
au son de rien, solitaire et attendant
pour les pas de venir et d’étrangler le silence
“Ta tête, c’est un vrai bordel,” est tout qu’elle arrivait à me dire
dans la voix douce de l’accalmie entretemps
sauf que je lui rend malade
et des vagues se briseront sur nos bassins effrayés
faits seulement de sable et de maladies salées
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